Interview “Golfouest” du 15 novembre 2005
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Tu termines à la 106e place européenne et si tu n’avais pas été “exempt” tu conservais ta carte. Une première réaction après cette saison que tu considérais, il y a quelques jours, comme “moyenne”. |
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La saison fut effectivement moyenne mais en se bonifiant sur la fin avec 7 cuts de suite réussis. Il est toujours bon de faire une saison moyenne mais de conserver sa carte quand même. Je m’étais d’ailleurs fixé cet objectif en fin de saison histoire de ne pas se “reposer” sur mon exemption. Je n’ai pas perdu ma carte depuis 5 ans ce qui prouve que j’ai bien ma place sur ce circuit, que j’ai gagné en régularité même si dans l’avenir, je voudrais monter le niveau de celle-ci ! Par contre, cette exemption m’a permis dès août dernier de m’engager (pour ne pas perdre du temps) dans des changements de swings conseillés par mon nouveaux coach Benoît Willemart de Victory Swing Golf Académies (www.victoryswing.com) et qui me paraissaient judicieux (de toute façon, je stagnais !). Il fallait du courage pour jouer avec de nouveaux repères me mettant souvent mal à l’aise mais cette fin de saison prometteuse nous a donné raison d’avancer le plus vite possible. |
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Depuis deux ans, tu es en tête du classement “putts par tour” du circuit européen. Le fruit d’un long travail ou un certain don pour le putting ? |
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1er du putts par tour, c’est bien mais c’est aussi malheureusement révélateur d’une faiblesse dans ma moyenne de greens en régulation (car j’ai beaucoup de “petits” putts après de bonnes approches. Cette stat est aussi révélatrice d’une bonne adresse au petit jeu !). Mais le fait que cette stat soit “appuyée” par une 8ème place aux putts par green en régulation justement prouve que je suis effectivement parmi les meilleurs putters. Je pense que c’est une combinaison des deux mais, c’est vrai, que beaucoup d’autres sur le circuit travaillent aussi dur alors je dois être plus doué que la moyenne ! Je pense aussi que je lis bien les pentes et ça, c’est déjà la moitié du travail. |
| Par contre dans les domaines “distance au drive” et “greens en régulation” (l’un étant peut être la résultante de l’autre), tu te situes loin dans le classement européen. Penses tu que ce domaine est “améliorable” ou il va falloir que tu fasses avec ? |
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Bien sur qu’il est améliorable ! Bon, disons que même si on s’est fixé avec Benoît de prendre 5 voir 10 mètres au drive, je ne pourrai que regagner la bonne moyenne des joueurs en terme de distance. On travaille pour arrêter une tendance à “lifter” la balle (qui réduit la portée de balle) et la taper plus “à plat” (face de club plus neutre). Oui, les deux sont liés. Au moins 50% des joueurs attaquent les greens avec 1 voir 2 clubs de moins que moi.  Je suis donc à un désavantage certain mais que je sais pouvoir rattraper grâce à mon bon petit jeu et putting. Enfin, cela a une limite et il est clair qu’il va falloir, pour être plus compétitif, prendre un peu de distance au drive et plus de consistance dans le swing pour plus de greens en régulation. Maintenant, il faut savoir que pour améliorer cette dernière stat, il faudrait un peu moins attaquer tous ces drapeaux du Tour ”collés” aux bords des greens. Mais ce n’est pas l’objectif.  De jouer “safe” sur le Tour ne vous amènera jamais à la victoire. Il faut savoir prendre sa part de risque/de chance pour faire un maximum de birdies et gagner le haut des leader-boards. Et puis avec la qualité de mon petit jeu, je peux me permettre d’attaquer la plupart des drapeaux. Si je suis à 2 mètres du green mais qu’à  4 m. du drapeau, je n’ai peut-être pas un putt pour birdie mais un “chip” pour birdie !!  |
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En 2006 tu devras “gagner” ta carte et te situer dans les 115 premiers, est ce une pression supplémentaire ? |
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Non, ce ne sera rien de nouveau. C’était cette année d’exemption qui était nouvelle ! Et puis je pense et je vise plus haut que ça sans pour autant me voiler la face. Mon objectif sera les 60 premiers et le Volvo Masters auquel j’avais fini 5e l’an dernier. J’étais déçu de le manquer cette saison. Mais je suis conscient que c’est déjà un bel objectif et que personne (enfin le commun des golfeurs mortels) n’est à l’abri de perdre sa carte. Regardez encore cette année ! |
| Tu as fait appel cette année au Coach technique et préparateur mental de Victory Swing, tu peux nous en dire plus ? |
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Déjà managé par Victory Swing (www.victoryswing.com), j’ai logiquement été amené à les côtoyer. Mais je remercie Victory Swing de m’avoir encouragé à les solliciter car il est bien d’être complètement entouré (En plus de famille, caddy et agent/management). L’avantage de Benoît Willemart est qu’il était déjà présent sur le Tour pour coacher Philippe Lima et je préfère avoir mon coach sur le Tour car il peut se rendre compte et être témoin de notre swing en compétition. Le travail au practice est alors immédiat ce qui est avantageux. J’ai fait appel à François Charton, le préparateur mental à l’Open de France et il m’a fait depuis un excellent travail d’analyse des facettes de ma personnalité et de ma (je dirais) réflexologie mentale à améliorer pour être plus performant et gagner en confiance surtout à travers des phases de modification de swing. Pour ce faire, il m’a bien évidemment aussi suggéré quelques “outils” à utiliser. |
| A l’heure actuelle tu n’as plus de caddy, comment s’y prend on pour en recruter un et quels sont pour toi les critères d’un bon caddy. Est-il nécessaire d’avoir un caddy à  plein temps ou peux t-on prendre un caddy local à chaque compétition ? |
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A notre niveau, il est important d’avoir quelqu’un à nos côtés en qui nous avons confiance pour le bouleau mais aussi que nous apprécions. Il faut évidemment que ce soit réciproque et que ce caddy nous soutiennent bien. Changer de caddy toutes les semaines, ça serait comme changer de clubs toutes les semaines ! Pour trouver un bon caddy, il faut un peu les observer dans nos parties, se renseigner auprès des joueurs et des caddies, se tenir au courant des paires qui cassent, laisser son numéro et prendre celui de certains avec qui on pense être susceptible de travailler un jour. Quand j’ai décidé de changer de caddy au Dunhill Links Champ., j’ai approché 3/4 caddies et été approché par 3 d’entre eux. J’ai fait un essai non concluant de 2 tournois en Espagne (c’est la norme) avec l’un d’entre eux. Il faut au moins 2 tournois pour pouvoir objectivement juger si une relation marchera ou pas. D’ailleurs, c’est au 2ème tournoi que des différends se sont révélés entre moi et lui. Donc je vais en essayer un nouveau durant les 2 semaines en Asie. Celui-ci était mon choix n° 1 mais il n’était pas libre pour l’Espagne. Donc je suis ravi qu’il est accepté le job, mais par expérience, je ne me réjouis pas d’avance ! C’est sûr que ces relations professionnelles joueur-caddy sont très particulières car tout se fait sur des poignées de mains ! Il n’y a effectivement pas de contrat écrit. Tout le monde est libre comme le vent ! Pas d’assurance emploi pour les caddies. C’est aussi un métier difficile. |
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Tu débutes la saison 2006 fin novembre en Chine, comptes tu faire les tournois “double badge” du début d’année ? (Asie et Afrique du Sud) |
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Je vais jouer le Volvo China Open et le UBS Hong-Kong Open suivi de l’Open de l’ÃŽle Maurice (tournoi indépendant) qui nous accueil formidablement bien et où ma petite famille me rejoindra. Je n’irai donc pas en Afrique du Sud. Il y aura ensuite les fêtes et je reprendrai le Tour le 12 janvier avec un stage de préparation à Dubaï avec Benoît Willemart et Philippe Lima qui précédera les 3 tournois du Moyen-Orient. J’enchaînerai avec le J.W.Classic à Perth et le Malaysian Open à Kuala Lumpur. Je rentrerai en Europe sûrement pour un break de plusieurs semaines. Le calendrier n’est pas encore défini pour la période suivante. |
| Tu as tenu à faire le tournoi PGA France pour soutenir le golf pro français, quelle est, pour toi, la situation du golf pro en France ?  |
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J’ai été content d’offrir une émulation à nos jeunes espoirs. J’en ai découvert 2 bons en la personne de Anthony Snobeck et Mickael Lorenzo-Vera avec qui j’ai joué le samedi. Mais pour être honnête, j’ai été déçu de la presque totale confidentialité dans laquelle ce tournoi s’est déroulé. Il y a eu aucune communication autour de l’événement (un des titres majeur du golf professionnel français avec le championnat de France Pro), même pas sur le plan régional ou local ! Alors il est très bien et crucial que la fédération et des sponsors à travers le promoteur Kalika aient soutenu financièrement ce tournoi, la PGA France et ses joueurs mais ce n’est pas promouvoir le golf français (ni tirer un petit retour sur investissement pour les sponsors) que de ne pas allouer un petit budget supplémentaire pour un minimum de communication. Même certains membres de Pian-Médoc ne savaient pas en se rendant au club le week-end qu’il s’y déroulait le Grand Prix PGA France (au palmarès prestigieux !) ! Alors, même si je sais que Jean-Charles Cambon fait de beaux efforts dans ce domaine sur son France Pro Golf Tour, il existe encore un trop grand gouffre entre ce type de tournoi et les grandes épreuves du PGA European Tour voir European Challenge Tour. Mais bon, nos jeunes joueurs ont quand même pu engranger de l’expérience supplémentaire sur un bon parcours avec des drapeaux difficiles placé par Bernard Pascassio, gagner un peu leur croûte pour les meilleurs et se confronter à 2 joueurs du circuit européen (avec Grégory Bourdy). |







